ON MONTE LA DESCENTE

 Se meurt, ils se meurent, l’un se meurt qu’ils meurent
Encore s’il ne faisait que ça, qu’éternellement mourir
Plaisirs, nous aurions tous à être de son ascèse finale
Mais! Il est mort, déjà mort.
Un mort pour une mort ayant mourut
 
Telle une opérette, l’agonie d’une Diva Scotto sans remords
Qui, sans jamais, jamais finir de mourir d’une mort fine
Trépassent tout-un-chacun dans les plus atroces amours
Et mieux horribles, que sa risible dernière devenue banale
 
Diva, mille fois revenue, à la survie se mourant
Et ici, chez-vous, en nous, là. Cet autour de nous
Autant chez-eux, étant tous, aussi de chez nous
Monde. Un monde où nos mondes sont les leurs
 
Ce monde. Et de celui de l’invisible… Tel que nous. Sans lui
À tous, à soi, à elle sachant celui-ci n’être qu’un un, se mourant
Qu’un un nu. L’un des uns qui meurent, les cent et les mille
Nos milliards d’un milliard, tous ne nous sommerons qu’à un
Le un se meurt, cet un qu’est nous
Car le monde n’est qu’un

#LimbiKJGo

Marche à trois

 Je sais maintenant. On peut et désirer la vivre
Cette reddition cruelle qui apporte l’amour
L’attente tend sa main, se doit-on de la suivre?
 
Chacun nous allons où tous voudraient aller
D’un aloi, y allons tranquillement, eux courent
Stop, il faut vivre, rien ne sert de s’affoler.

Ou
Je hais la suavité que donne le malheur
Noire souffrance attendue que l’on repousse
Cathédrale! Qui nous bannit comme des saints
 
Je ne sais plus. On ne peut et refuser de la vivre
Cette résistance clémente qui apporte l’horreur
L’attente nous repousse, se doit-on de fuir?
 
Seul je vais où personne ne voudrait aller
Contre gré, y revenons rapidement, eux marchent
Allez, il faut mourir, nous devons rester calmes.

#LimbiKJGo

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