L’AUTRE RUCHE

 Nulle feuille n’est en fleur sans essaim d’encre 
Et les papiers s’envolent aux horizons vierges
Rejoindre l’envolée sage de mes mots narquois
Troupeau de lunes avalées par une nuit encrée
 
L’amour butiné de butin en butin s’estompe
Au gré des champs dépourvus de blés satisfaits
Yeux clos adossés à la clairière sans muette fleur
Fut flétrie la floraison aimante depuis l’orée colorée
 
Venue d’on ne sait où, confire tous désirs d’écrire
État létal d’un corps étalé sur une herbe si avare
Toujours hypnotisé par des pollens sans confins
 
Tel un dard de plume leur reine m’envenime ma page
Faisant saigner l’art de mes mots disconvenus sur elle
Elle redoutant que se couche l’encre sur l’immaculé

#LimbiKJGo

JOURNÉE LUNEUSE

 Toi, ma douce tendresse nocturne
Vêtue lumineuse d’une peau de lune
 
J’aimerais que tu me désires
 
Du bout de mon simple lit
Bordé sous deux quatorzaines
D’attentes non moins longues
Que ce grand mât de misaine
 
J’aimerais que tu me désires
Savoir que tu aimes
Me voir fixer ton regard
 
Je suis ton amoureux fou
Sur notre terre de fantasmes tristes
Celui qui attend ton splendide regard
Celui qui sérénade l'amour sous l’univers
 
J’aimerais que tu me désires
 
Colore-moi ce ciel entre nous
Illumine le bonheur sur mon visage
De tes suaves et tendres éclats nocturnes
Permets-moi d’éblouir aussi ton regard
Sur moi et sur l’amour de nos nuits
 
Ensemble, oublié par les jours sombres
Amants de la pénombre ensoleillée
Laissons naître à chacun de nos matins
Ce petit bonheur d’être attendu par l’amour
 
J’aimerai te désirer toujours
 
Que la splendeur de ton regard aime nos nuits
Que séduite, tu me laisses sous mes deux quatorzaines
T’observer te vêtir, pour moi, de cette désirable peau de lune

#LimbjKJGo

PENSÉE

 Une tête décimée restera toujours sous l’affût des cieux
Brûlée ou abattue par un fer rouge ne lui change rien
Qu’une cervelle désordonnée, manquant encore l’appel
Nul besoin de carapace sans elle, sans mal ni torture
 
Aucune idée autre que celle issue de sa volonté
Désirs insufflés par un sombre fracas intérieur
Entre chaque sentiment, tous imbriqués de murs
Convaincue qu’entre elle et eux l’ouverture jaillira
 
En tête, lorsqu’une vue se cabre, le temps, il se fige
Soit la vision sombre profondément, soit elle aveugle
Des vues chapardant l’essentiel se meuvent en nous

Les semis étincèlent l’idée fertile. Elle s’amoncèle en nous
Une gémination de maux. Aux idées arrosées de migraines
Toujours s’immuniser contre l’idée. D'une idéale idéation

#LimbiKJGo

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